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Dans la prise en charge du cancer du sein, si l’Hormonothérapie Adjuvante (HA) correspond à une avancée majeure pour réduire le risque de récidives des cancers hormonodépendants, de nombreuses patientes interrompent prématurément le traitement. La littérature disponible vient mettre en évidence les facteurs liés à l’adhésion à l’HA, mais ce contexte soulève aussi des questions insuffisamment explorées touchant aux stratégies adoptées par ces femmes pour gérer le risque de récidive après l’arrêt du traitement, ainsi que les effets de cette décision sur leurs relations avec les proches et les soignants.
Sur la base d’une construction théorique pluridisciplinaire, ARETHA vise l’élaboration d’une approche globale du contexte d’arrêt de l’HA, visant à intégrer les dimensions sociales, pratiques, cognitives et émotionnelles du rapport au risque et à la guérison. L’étude repose sur 19 entretiens réalisés auprès de femmes ayant interrompu le traitement.
Cette communication présentera une analyse exploratoire du matériau. Nous mettrons notamment en évidence la manière dont le (non-)partage de la décision d’arrêter l’HA est façonné par la peur du jugement ainsi que par des expériences négatives de communication autour des effets indésirables. Nous présenterons également des résultats préliminaires sur les pratiques de prévention développées par les participantes ainsi que les stratégies cognitives et émotionnelles soutenant l’arrêt du traitement permettant d’approfondir la compréhension du rapport au risque et ses formes de régulation sociale.
Mots clefs : Hormonothérapie adjuvante, après cancer, risque, récidive, approche qualitative, interdisciplinarité
Depuis les années 1970, l’obésité chez les enfants et les adolescents ne cesse d’augmenter, en raison non seulement de choix individuels mais aussi de transformations sociales et environnementales. Bien que les modèles socio écologiques montrent que l’obésité résulte de facteurs multiples — individuels, sociaux et environnementaux — les interventions demeurent souvent centrées sur les comportements individuels et restent peu efficaces.
Un apport énergétique élevé, notamment lié à la consommation de fast-food, de boissons sucrées et de snacks, constitue un facteur majeur de prise de poids. Les relations entre pairs jouent également un rôle important, car les comportements alimentaires et de santé tendent à se ressembler au sein des réseaux d’amitié. Cette similarité peut s’expliquer par plusieurs mécanismes : l’homophilie comportementale (les amis partagent des pratiques similaires), l’influence des pairs, ainsi que des activités et environnements partagés, comme manger ensemble, fréquenter les mêmes lieux ou partager du contenu alimentaire en ligne.
Cette étude vise donc à examiner si les comportements alimentaires malsains des adolescents sont associés à leurs réseaux d’amitié et si ces liens sont renforcés par des pratiques alimentaires partagées, tout en tenant compte du contexte socioéconomique des écoles. L’analyse s’appuie sur des données recueillies auprès de 2 206 élèves de 5e scolarisés dans le sud-est de la France, afin de mettre en lumière la nécessité d’interventions multifactorielle et potentiellement plus efficaces.
Mots-clés : Obésité, adolescents, réseaux sociaux, contextes alimentaires