Cette étude analyse la suppression virale du VIH chez les femmes transgenres vivant avec le VIH (FTVH) en France et les facteurs structurels qui l’influencent. Menée entre 2020 et 2022 auprès de 536 participantes, majoritairement migrantes d’Amérique latine, elle montre que 88 % des FTVH sous traitement antirétroviral depuis au moins un an ont une charge virale supprimée. Malgré la couverture maladie universelle en France, 30 % des participantes étaient en situation irrégulière et 75 % ne disposaient pas de documents d’identité conformes à leur genre. L’absence de couverture de santé et le manque de reconnaissance légale du genre étaient associés à une moindre probabilité de suppression virale. En revanche, les femmes bénéficiant de l’aide médicale d’État avaient des résultats comparables à celles couvertes par l’assurance maladie classique. L’étude souligne ainsi l’importance de politiques inclusives pour lever les obstacles structurels et améliorer la santé et l’inclusion sociale des FTVH.
1ère publications scientifique Trans&VIH
Anne marquant :
2025
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