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MARS

Malaria Asymptomatic Reservoir in the Sahel: generating the evidence-base for elimination interventions

Le projet « Malaria Asymptomatic Reservoir in the Sahel: generating the evidence-base for elimination interventions » (MARS) vise à répondre à un enjeu important de santé internationale : le paludisme (ou « malaria » ), avec le VIH-SIDA et la tuberculose, est l’une des trois maladies infectieuses dont le fardeau en termes de morbidité et de mortalité est le plus élevé sur la population mondiale. Son élimination à l’horizon 2030 fait partie des Objectifs de développement durable (ODD) adoptés par l'ONU. 

Période du projet :
-
Responsable(s) du projet :
Commanditaires :

Fondation A*MIDEX (AMU), avec le soutien de l'IRD.

Partenaires :

Laboratoire Sciences Économiques et Sociales de la Santé et Traitement de l'Information Médicale (SESSTIM) d'Aix-Marseille (UMR AMU-IRD-INSERM), en collaboration avec le laboratoire Vecteurs – Infections TROpicales et MEditerranéenne (VITROME, UMR AMU-IRD-SSA). Les partenaires internationaux sont le Malaria Research and Training Centre de l'Université des Sciences, Technologies et Techniques de Bamako, USTTB) au Mali, et le service de parasitologie de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) au Sénégal.

Problématique:

La lutte contre cette infection par le parasite Plasmodium, lui-même transmis par les moustiques, nécessite une approche intégrée, basée sur la lutte anti-vectorielle et l’amélioration de l’accès au soin. Les progrès considérables réalisés dans les années 2000 à 2015 par certains pays d’Afrique subsaharienne voient leur rythme ralentir. Pour continuer de progresser vers l’élimination, de nouvelles interventions sont nécessaires pour compléter les stratégies existantes. La transmission du paludisme est notamment alimentée par les cas cliniques non-traités et des porteurs asymptomatiques chroniques. Ces individus sont rarement identifiés ou traités puisqu’ils ne présentent pas de crise de paludisme, et peuvent donc être infectés sur de longues périodes. Ils jouent ainsi un rôle majeur dans les pays où le paludisme est très saisonnier : pendant les saisons où il n’y a pas suffisamment de moustiques pour assurer une transmission, ce sont eux qui abritent le parasite Plasmodium jusqu’au retour de conditions favorables. De même, leurs déplacements peuvent contribuer à propager les parasites dans de nouvelles zones.

Le projet MARS vise ainsi à accroître les connaissances sur la dynamique saisonnière du réservoir des porteurs asymptomatiques, par leur détection avec des méthodes à très haute sensibilité, combinée à l’analyse génétique des populations de parasites. La circulation des parasites sera mise en relation avec les mouvements des humains ; et une sous-étude longitudinale sera réalisée sur la dynamique de l’infection chez les porteurs. Les connaissances ainsi acquises permettront de développer des stratégies efficaces, aux bases scientifiques solides, afin d’intervenir sur ce réservoir pour limiter la morbidité et la mortalité et accélérer la diminution de la transmission pour parvenir à l’élimination du paludisme.