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Dans la prise en charge du cancer du sein, si l’Hormonothérapie Adjuvante (HA) correspond à une avancée majeure pour réduire le risque de récidives des cancers hormonodépendants, de nombreuses patientes interrompent prématurément le traitement. La littérature disponible vient mettre en évidence les facteurs liés à l’adhésion à l’HA, mais ce contexte soulève aussi des questions insuffisamment explorées touchant aux stratégies adoptées par ces femmes pour gérer le risque de récidive après l’arrêt du traitement, ainsi que les effets de cette décision sur leurs relations avec les proches et les soignants.
Sur la base d’une construction théorique pluridisciplinaire, ARETHA vise l’élaboration d’une approche globale du contexte d’arrêt de l’HA, visant à intégrer les dimensions sociales, pratiques, cognitives et émotionnelles du rapport au risque et à la guérison. L’étude repose sur 19 entretiens réalisés auprès de femmes ayant interrompu le traitement.
Cette communication présentera une analyse exploratoire du matériau. Nous mettrons notamment en évidence la manière dont le (non-)partage de la décision d’arrêter l’HA est façonné par la peur du jugement ainsi que par des expériences négatives de communication autour des effets indésirables. Nous présenterons également des résultats préliminaires sur les pratiques de prévention développées par les participantes ainsi que les stratégies cognitives et émotionnelles soutenant l’arrêt du traitement permettant d’approfondir la compréhension du rapport au risque et ses formes de régulation sociale.
Mots clefs : Hormonothérapie adjuvante, après cancer, risque, récidive, approche qualitative, interdisciplinarité
Les 22 et 23 avril 2026 auront lieu des journées d’étude sur la PrEP et les sciences sociales, avec pour ligne de mire de s’interroger sur les manières de rendre la prévention du VIH accessible à celles et ceux qui en ont le plus besoin. La PrEP comme stratégie de prévention du VIH a été constituée en objet de recherche par les sciences sociales dès la mise en œuvre des premiers essais. En France, Anrs-IPERGAY marque le début d’une longue série d’essais et d’études visant à évaluer la faisabilité, l’acceptabilité ou encore l’observance de la PrEP auprès de différentes populations clés.
Ces journées d’étude se veulent un espace d’actualisation des recherches en sciences sociales sur la PrEP, plus de dix ans après le début de l’essai Anrs-IPERGAY. Elles s’inscrivent dans la continuité des réflexions et des échanges de la journée d’étude « La recherche en sciences sociales sur la PrEP » organisée en 2019 par le Réseau des jeunes chercheur·ses en sciences sociales sur le VIH/sida. Les questions qui avaient alors été abordées portaient sur la PrEP comme outil communautaire à destination des HSH, la PrEP pour d'autres populations clés (migrant·es et TDS) et la place des contre-discours. Aujourd'hui, avec l'élargissement des recommandations de la PrEP à d'autres publics que les HSH, les prescriptions en médecine de ville ou encore l'arrivée de nouveaux modes de prise de PrEP (injectable, implants, anneaux), cet outil de prévention biomédicale continue de soulever des questionnements en termes de définition et de gestion du risque VIH. Dans ce contexte, ces journées d’étude permettront en particulier d’éclairer la manière dont les sciences sociales continuent de s'emparer de cet objet de recherche.
Elles s’articuleront autour de trois axes.
Le premier axe permettra de situer la PrEP comme objet de recherche dans le champ des sciences sociales sur le VIH/sida. Mobilisant différentes approches et perspectives, les communications présentées dans cet axe s’attacheront à éclairer la transversalité des enjeux soulevés par la PrEP comme stratégie de prévention et la manière dont les sciences sociales s’en emparent. Une table-ronde est proposée en fin de panel, afin d’éclairer autour de quelles grandes questions et méthodes des sciences sociales s’articulent les grands projets de recherche sur la PrEP. Il s’agit également de souligner les cadres dans lesquels ces recherches sont mises en œuvre (partenariats institutionnels, associatifs, possibilités de financement, etc).
Le deuxième axe propose de s’intéresser aux travaux examinant la PrEP par ses marges. La PrEP a été longtemps adressée principalement aux HSH et les récentes enquêtes sur le recours à la PrEP montrent qu’elle est en grande majorité adoptée par des HSH, blancs, urbains, de classes moyennes supérieures. Les marges désignent donc ici d’une part des populations à l’intersection de différentes inégalités, d’autre part la manière dont elles sont pensées dans les programmes de prévention. Ainsi, en questionnant le recours et le non recours à la PrEP à partir des expériences, des vécus, des trajectoires, mais aussi des pratiques des enquêté·es, ces travaux permettent d’éclairer, au prisme des sciences sociales, les enjeux structurels et symboliques qui sous-tendent l’accès à la PrEP.
Le troisième axe interrogera les défis que pose la PrEP. En effet, plus de dix ans après les premiers essais, le déploiement de la PrEP continue de soulever de nombreuses questions. Si les freins et les leviers sont identifiés, il faut encore s’interroger sur les nouveaux modes d’administration de la PrEP et sur les enjeux qui sous-tendent leur appropriation.
Dans cette optique et pour prolonger la réflexion, une table-ronde autour du renouvellement des approches de recherche et d’intervention est proposée.
L’inscription est fortement conseillée. Elle est obligatoire pour bénéficier du panier repas.
Programme détaillé : https://framaforms.org/sites/default/files/forms/files/programme_je_pre…
L'Institut des Sciences de la Santé Publique d'Aix-Marseille Université (ISSPAM) organise sa 4ème école d'été.
Privilégiant une approche interdisciplinaire, elle a pour objectif de former à la compréhension, l’analyse, l’interprétation de problèmes de santé publique du Nord et des Suds. Elle comprend des enseignements théoriques, pratiques et participatifs dans différents domaines mobilisant des méthodes quantitatives et qualitatives en sciences de la santé publique.
Les 17 modules et le symposium sont pour la plupart au format hybride, c'est à dire en présentiel à Marseille et en ligne en direct pour les participants hors de Marseille.
Inscriptions ouvertes du 29 janvier au 12 avril 2026
Informations et inscription : https://institut-isspam.univ-amu.fr/fr/ecole-ete-2026
Ce séminaire sera suivi d'un temps convivial.
Stay tuned for all the information about the third edition of the PhD Student Award competition!
Cette école d’été, soutenue par le Centre d’études et de recherches internationales (CÉRIUM) de l’Université de Montréal, est le fruit d’une collaboration entre la Clinique Mauve de l’Université de Montréal et le Réseau de recherche pour la promotion de la santé LGBTI+ de l’Université Aix-Marseille, porté par le SESSTIM. Elle réunira des chercheur·ses, praticien·nes et membres de la société civile afin de croiser des savoirs scientifiques, empiriques et expérientiels et de renforcer les liens entre recherche, formation et intervention de terrain.
L’école d’été mobilisera les sciences sociales, le travail social et la santé publique pour proposer :
- Une exploration approfondie des articulations entre sexualité, genre, santé, migrations et racisme ;
- L’analyse des dynamiques sociales, politiques et épistémologiques qui traversent ces thématiques ;
- Une réflexion sur les rapports de pouvoir dans la production des savoirs, ainsi que sur les formes d’inégalités systémiques et les résistances qui leur répondent.
Les candidatures sont ouvertes aux personnes en doctorat ou post-doctorat ainsi qu’aux professionnel·les et bénévoles de la santé et de l’associatif.
Les frais d’inscription couvrent intégralement les cours, le logement et les repas.
- 200€ pour les doctorant·es et post-doctorant·es
- 200€ pour les professionnel·les de santé
- 100€ pour les professionnel·les ou bénévoles des associations
Si votre institution ne peut pas prendre en charge ces frais ou en cas de difficulté financière, contactez le comité d’organisation à l’adresse sesam.lgbt@gmail.com.
Inscriptions : Envoyez un CV court ainsi qu’une lettre de motivation à l’adresse sesam.lgbt@gmail.com expliquant la cohérence entre votre parcours professionnel, militant et/ou académique et le programme de l’école d’été avant le 31 mars 2026
The Corsican Summer School on Modern Methods in Biostatistics and Epidemiology is a crucial event for learning more about statistical methods and recent advances in statistical methods for analysing excess risk. The fourth edition, organized by Professor Roch Giorgi and by the Challenges in the Estimation of Net SURvival (CENSUR) working survival Group, will take place in Corte (Corsica, France).
As part of the HEAR+STAT series of courses, this intensive course cover the field of net survival and excess mortality, investigating both theoretical and application aspects using R software. The Summer School is aimed at biostatisticians, statisticians, epidemiologists; researchers and students; those working in a registry of cancer, of chronic disease or in any other field relevant to these methodologies and applications.
Deadline for registration: June 10th, 2026.
Information: https://sesstim.univ-amu.fr/fr/hearstat-2026
Population’s health, the study of their determinants and their health needs mobilise and raise questions in order to meet the many current challenges and public health issues. The aim of the symposium “What kinds of intelligence for public health?” is to provide collective perspective on a range of public health issues, based on a complementary analytical viewpoints a 360-degree view.
This symposium brings together 4 speakers around 4 themes, proposed by each of the 4 speakers. In 18 minutes, each speaker embody a theme and submits it to the other 3 speakers for their thoughts, analysis and vision, each of whom has 360 seconds to do so. The round table is completed by debates between the speakers and with the participants to generate collective intelligence and a 360-degree view.
Language: French with live English translation.
How to attend: in person or live online (link sent by e-mail after registration).
L'ISSPAM est heureux d'associer le symposium de l'école d'été au 12ème Congrès International Francophone d’Épidémiologie et de Santé Publique ADELF EPITER
Co-porté par les associations ADELF et EPITER et organisé par le SESSTIM, le Congrès International Francophone d’Épidémiologie et de Santé Publique.réunit 300 à 500 experts de la santé publique - médecins, vétérinaires et autres épidémiologistes - au sein d’un réseau de plus de 500 professionnels.
Le thème central de cette édition, « Santé, Environnement et Équité : Vers une Épidémiologie Intégrée », pose un cadre global pour aborder les enjeux actuels en santé publique. Il réunira étudiants et chercheurs en épidémiologie, acteurs de santé publique, et responsables politiques afin de débattre des défis contemporains à la croisée des thématiques sanitaires, environnementales et sociales. Les recherches interdisciplinaires et intersectorielles seront à l’honneur. Les thématiques que nous souhaitons promouvoir et traiter couvriront un large éventail de questions critiques.
Ce congrès contribue à la formation des jeunes chercheurs en épidémiologie et en santé publique et offre une opportunité unique de rassembler les acteurs du secteur de la santé pour réfléchir à des solutions innovantes et intégrées, en prenant en compte les multiples déterminants de la santé et leurs interactions.
Fin de dépôt des résumés : 16 février 2026
Fin des inscriptions à tarif préférentiel : 31 mai 2026
Fin des inscriptions : 06 juin 2026
Informations et inscriptions : https://adelfepiter2026.sciencesconf.org/