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Le cancer du sein triple négatif (CSTN), un sous-type particulièrement agressif, est plus fréquent chez les femmes afro-américaines et celles originaires d’Afrique subsaharienne.
En France, les contraintes juridiques encadrant la collecte de données relatives à l’appartenance ethnique ou à la nationalité dans les registres des cancers et les dossiers médicaux rendent difficile l’estimation de la fréquence du CSTN en fonction de l’origine des femmes. Ces contraintes découlent d’une approche historique universaliste de la citoyenneté française, qui interdit la collecte systématique de données ethno-raciales.
Une étude statistique menée à partir d’une série de 780 cas de femmes atteintes d’un cancer du sein suivies dans un centre hospitalier universitaire parisien, a révélé que les CSTN étaient au moins trois fois plus fréquents chez les patientes nées en Afrique subsaharienne que chez celles nées en France. Ces premières consultaient à un stade plus avancé de la maladie que les secondes. Les résultats d’une étude ethnographique menée sur plusieurs années auprès de femmes africaines atteintes d’un cancer du sein en région parisienne ont mis en évidence plusieurs facteurs explicatifs.
Mots-clés : cancer du sein, minorités, inégalités sociales, immigrées